Beirut, nouvel album: mélancolie ou maturité ?

Mélancolie, ou maturité ? C’est les deux mots qui me viennent à  l’écoute du nouvel album de Beirut.

J’avais déjà évoqué ce groupe qui m’avait fait craquer après avoir assisté à leur black session.

On retrouve tout ce qui fait que Beirut est Beirut. La voix de Zach Condon reconnaissable. Les influences de la musique des balkans. La trompette et autres cuivres rares dans le paysage musical actuel, marquent leur signature musicale.

Il y a sur ce The Riptide, un poil plus, ce petit quelque chose qu’on ne définit pas bien. Après une écoute rapide, survolée, il ne ressemble qu’a une reprise de leur précédents albums.Alors certes ils ne sont pas partis défricher de nouveaux horizons. Plutot, l’impression qu’ils sont partis s’isoler, leurs instruments,leurs idées sous le bras.

Il en sort cet album, tantôt flamboyant -les premiers titres-, tantôt mélancolique -sur la fin-. Mais il y a cette nouvelle assurance qu’on ressent dans leur composition, la voix. Comme si il tracait une route. Tranquillement, doucement, on s’y laisse porter.

Et cette sérénité est contagieuse, le temps d’un album, on est avec eux, installés confortablement.